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Les animaux médecins d'eux-mêmes
Michel Ansay
Université de Liège, Belgique
Les travaux du Dr Huffman ont donné une ampleur nouvelle à des observations telles que celles que faisait déjà Plutarque (traduit par Amyot) au début de ce siècle : "les chiens, eux, se purgent, quand ils sont malades de la bile, avec l'herbe que l'on appelle l'herbe aux chiens Les animaux peuvent-ils déceler quelques "signatures" dans les plantes de leur environnement ?
Les développements en sont nombreux et relèvent aussi bien de l'éthologie (R. Chauvin), de l'ethnomédecine (Congo), de l'observation commune (la valériane chez le chat) que de ce que l'on appelle parfois l'instincto-thérapie (la sagesse ou l'intelligence du corps) chez l'homme. La pharmacologie moléculaire ne sera point absente car pourquoi avons-nous des récepteurs qui "attendent" une drogue, la morphine, voire même les benzodiazépines ? Y a-t-il des analogies entre le système immunitaire et une possible reconnaissance de molécules (plantes) "intéressantes" ? Faut-il encore chercher du côté des phéromones ? Les plantes émettent-elles des messages (J-M. Pelt) ? Faut-il réfléchir à la signification des échecs de la reconnaissance quand des animaux sont intoxiqués par des plantes (souvent il est vrai, après changement de biotope) ? Les "disrupteurs endocriniens" (pollutions,... ) peuvent-ils "brouiller" les messages et leur réception ? Faut-il évoquer les travaux sur l'auto-médication des animaux de laboratoire, sur les dépendances qui peuvent se développer chez les animaux ?
The animals as doctors to themselves
Michel Ansay
Université de Liège, Belgique
The scientific work carried out by Dr. Huffman has given enhanced value to observations such as those made by Plutarch (as translated into French by Amyot at the beginning of this century): when they are sick with excessive gall, dogs purge themselves with herbs called dog herbs. . . " Are dogs able to identify some "signatures" in the plants in their environment ?
Among the numerous developments are ethology (R. Chauvin), ethnomedicine (Congo), basic observation (valerian for cats) as well as what is sometimes called instinct therapy (the body's wisdom or intelligence) for human beings. Molecular pharmacology will not be absent and may explain why we have receptors, which are "waiting" for a drug morphine - or even benzodiazepines. Are there analogies between the immune system and the possible recognition of "interesting" plants or molecules? Should we still look for answers in pheromones? Do plants send messages (J-M Pelt)? Should we think of the meaning of failed recognition when animals suffer from plant poisoning (although one must admit it often happens after a biotope change)? Can endocrine disturbances (pollution...) cause interference to the messages and their reception? Should the works on laboratory animals' self-medication and on animals’ potential growing dependence be mentioned ?
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